What a wonderful world: Till Rabus

Qui aurait pensé qu’en Suisse, on pouvait trouver des peintres surréalistes, nés la même année que moi, donc jeunes à mort, un chouïa subversifs et certainement talentueux ?
Personnellement, je ne connaissais pas Till Rabus, mais je suis ravie d’avoir croisé son chemin. D’habitude, le réalisme, c’est pas hyper ma tasse de thé, même complètement onirique, et donc surréaliste genre Dali toussa, mais il y a quelque chose qui m’attire dans son travail. Le bluff de la technique sûrement, faut quand même le reconnaître, et puis certains sujets, comme par exemple ces enchevêtrements de morceaux de corps, cette série par laquelle j’ai découvert son travail, et son côté morbide mais ludique. Pas mal du tout.

Bienvenue dans son monde où l’humain est totalement éradiqué et où les objets, et les membres humains réduits à l’état d’objets, semblent se mouvoir et agir selon leur propre volonté pour nous offrir des natures mortes daliesques un brin gores.

———————————————————————————————————————–

Who would have thought that Switzerland may abound in surrealist painters, born the same year as me, so super young, a tad subversive and certainly talented?
Personally, I did not know Till Rabus, but I am delighted to have crossed his path. Usually, the realism is not exactly my cup of tea, even completely dreamlike and surreal as Dali universe, but there is something that attracts me in this work. Technical mastery for sure, as we must recognize it, and then some subjects, such as those tangles body parts, in this series called Patchwork Hotel, and his morbid yet playful side. Not bad at all.

Welcome to Till’s world where the human is completely eradicated and where the objects, and human limbs reduced to the status of objects, seem to move and act according to their own free will, to provide us with a in-a-Dali-way still lifes a bit gory.

dressedtokill-till-rabus-2 dressedtokill-till-rabus-2bis dressedtokill-till-rabus-2ter dressedtokill-till-rabus-3 dressedtokill-till-rabus-4 dressedtokill-till-rabus-5 dressedtokill-till-rabus-6dressedtokill-till-rabus-10dressedtokill-till-rabus-1dressedtokill-till-rabus-7dressedtokill-till-rabus-8 dressedtokill-till-rabus-9

Publicités

Apesanteur : Jeremy Geddes

J’ai découvert récemment les peintures de Jeremy Geddes et j’ai passé un moment suspendu devant, comme ses corps, à détailler chaque centimètre et à me laisser aspirer par leur univers. Ultra réalistes, elles semblent pourtant tirer sur la BD, on ne peut s’empêcher d’y voir la trace d’un Bilal, notamment dans les fissures des murs et dans la manière dont les couleurs et les textures se fondent et s’amalgament.

J’aime particulièrement ces corps flottants et cette façon de traiter la peau. Les oiseaux me mettent aussi mal à l’aise, signe d’un certain talent.

Quelque chose donc entre un chasseur, Bilal, Ron Mueck (toujours en cours à la Fondation Cartier) et le réalisme impressionnant d’Alyssa Monks.

dressedtokill-jeremygeddes0

dressedtokill-jeremygeddes1

dressedtokill-jeremygeddes2

dressedtokill-jeremygeddes3

dressedtokill-jeremygeddes4

dressedtokill-jeremygeddes5

dressedtokill-jeremygeddes6

Iris Grace et la magie blanche

Il y a moult choses que l’on ne comprend pas, ne perçoit pas, n’explique pas. Certaines au milieu de tout cela ne sont qu’une évidence, un don, de la magie. Pure.
Cette petite fille, Iris, est autiste. Et magicienne. Elle a 3 ans et demi, ne sait pas parler et peint des toiles venues du fond des âges.
Je regrette simplement qu’il puisse y avoir un fond mercantile attaché à une telle beauté.
Effectivement, exposition personnelle en cours à Londres prochainement.
En attendant, cette magique petite fille continue de peindre.
Et son facebook est ici.

dressedtokill-Irisgrace6

dressedtokill-Irisgrace7

dressedtokill-Irisgrace3

dressedtokill-Irisgrace4

dressedtokill-Irisgrace5