Memories are everywhere: David Oliveira

Dernièrement, je me suis retrouvée confrontée à un artiste qui m’a renvoyée directement 20 ans en arrière, lors de mes études d’art, et notamment à l’Atelier Met de Penninghen, rue du Dragon, à Paris. J’avais 18 ans, et j’apprenais à dessiner. Les proportions, la 2D, la 3D. Des après-midi entiers passés devant des plâtres à crayonner avec mon fusain sur mon carton format raisin installé sur mon chevalet. Je vivais le Paris de l’art. J’errais dans le métro avec mon carnet de croquis et mes crayons, je faisais partie de ces étudiants que l’on voit souvent assis dans un coin de musée qui crayonnent fébrilement une scène qui ne restera que dans leur tête. J’adorais ces moments, tester les techniques, affiner mon style. J’ai croisé des génies, des mecs avec un vrai talent, implacable. Mais notre point commun à tous, finalement, c’est que bien vite nous laissions tomber nos fusains pour d’autres techniques. Les heures et les heures passées devant des nus à apprivoiser la profondeur de champs, nous ont servi à acquérir les bases et à nous lancer ailleurs. Bien peu d’entre nous sont réellement devenus des artistes, et il y avait trèèèèès longtemps que je n’avais pas croisé un croquis de nu. Alors lorsque j’ai vu le travail de David Oliveira, je me suis arrêtée et j’ai été émue. J’ai repensé à tous ces dessins, les miens, ceux des autres que j’enviais, et j’ai reconnecté avec mon moi de cette époque. Je sais le talent que cela suppose d’élaborer ces silhouettes en 3D et je suis très admirative. Et je le remercie d’avoir donné corps à mes souvenirs de jeune adulte.

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Recently, I found myself confronted with an artist who sent me 20 years ago back, when I was an art student, particularly when i was studying at the Met de Penninghen Workshop, rue du Dragon in Paris. I was 18 and I was learning how to draw. Proportions, 2D, 3D. Entire afternoons spent in front of plasters, charcoal sketching on my cardboard installed on my easel. I lived the Paris art. I was wandering on the subway with my sketch book and pencils. I was one of those students that is often seen sitting in a corner of a museum, drawing feverishly a scene that will remain only in their heads. I loved those moments, while testing new techniques and refine my style. I met geniuses, guys with real talent, relentless. But, at he end, we all dropped our charcoals for other techniques. The hours spent in front of nudes to tame the depth of field, have helped us to learn the basics and free us to start something new. Very few of us have really become artists, and there was sooooo long since I had not met a nude sketch. So when I saw the work of David Oliveira, I stopped and was irremediably moved. I thought about all of these drawings, mine and everyone else’s that I envied, and I reconnected with the myself back then. I know the talent it requires to developing these silhouettes in 3D and I’m very appreciative. And I thank him for giving substance  to my young adulthood memories.

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On s’inspire de l’Australie maintenant : Bandit Kids

Dans la foulée de Quinn and Fox (un style finalement dans l’air du temps depuis déjà plusieurs années, à voir à chaque fois comment c’est traité, c’est ce qui fait toute la différence), une nouvelle marque encore, mais en provenance d’Australie cette fois, et plutôt pas mal de sa personne, Bandit Kids. On est encore une fois dans le registre de laisser l’enfant être un enfant, bouger, être confortable dans ses fringues, se rebeller, vivre sa vie, assumer sa propre personnalité tout en faisant plaisir aux parents. Les vêtements sont un mix entre un style indie, skate et loungewear, rehaussés par des illustrations un peu décalées. Le tout en noir sur des fonds colorés, exactement comme Quinn & Fox.
Lorsque vous allez vous retrouver au salon Playtime, vous allez vous marcher dessus les loulous.

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In the same inspiration of Quinn and Fox (finally in a style of the times for several years. Depends on how it is processed, which is what makes all the difference), a new brand yet, but from Australia this time, Bandit Kids. We still are here in the registry to let the child be a child, move, be comfortable in his clothes, to rebel, to live his life, assuming its own personality while parents enjoy the vibes. The clothes are a mix between indie, skate and loungewear with quirky hand drawn illustrations. All in black on colored backgrounds, just as Quinn & Fox.
When you meet yourself in Playtime, you’ll walk over you, kitties.

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Quinn and Fox: Messy hair don’t care

Alors jusqu’à encore récemment pour moi, la mode enfantine et les USA, ça faisait un peu 12. Et puis, j’ai commencé à voir passer quelques marques plutôt pas mal, comme dernièrement celle-ci, Quinn & Fox, fondée par un couple de Californie il y a à peine plus d’un an. Le style est top, les coupes sont sobres mais tendance, les couleurs diverses et subtiles et surtout les graphismes… Ah les graphismes, c’est un peu leur fond de commerce à Q&F, et c’est très bien trouvé. Ils font donc travailler des artistes de pays différents, des US mais aussi de Suisse, d’Australie, des UK, d’Ukraine… Ca donne leur nouvelle collection d’ihver, la deuxième, intitulée Capuccinicirkus, avec des prints noirs sur fonds colorés, tendances rock et rebelle (tiens, ça me fait penser à quelqu’un) et des vêtements attractifs qu’on a tout de suite envie d’adopter.
Pas mal.

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Until yet recently for me, kidswear wasn’t something that belong to the USA, but then I started to discover some pretty good brands, as recently, Quinn & Fox, founded a year ago by a California based couple. The style is great, the shapes are simple but trendy, diverse and subtle colors and the focus on graphics is … Yep, the graphics, just their specialty and it is very well found. They collaborate with artists from different countries, such as USA of course, but also Switzerland, Australia, UK, Ukraine … Their brand new second collection, entitled Capuccinicirkus, is with black prints on colored backgrounds, rock and rebellious (hey, it reminds me of something), making attractive clothes that we immediately want to adopt.
Not bad.

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What a wonderful world: Till Rabus

Qui aurait pensé qu’en Suisse, on pouvait trouver des peintres surréalistes, nés la même année que moi, donc jeunes à mort, un chouïa subversifs et certainement talentueux ?
Personnellement, je ne connaissais pas Till Rabus, mais je suis ravie d’avoir croisé son chemin. D’habitude, le réalisme, c’est pas hyper ma tasse de thé, même complètement onirique, et donc surréaliste genre Dali toussa, mais il y a quelque chose qui m’attire dans son travail. Le bluff de la technique sûrement, faut quand même le reconnaître, et puis certains sujets, comme par exemple ces enchevêtrements de morceaux de corps, cette série par laquelle j’ai découvert son travail, et son côté morbide mais ludique. Pas mal du tout.

Bienvenue dans son monde où l’humain est totalement éradiqué et où les objets, et les membres humains réduits à l’état d’objets, semblent se mouvoir et agir selon leur propre volonté pour nous offrir des natures mortes daliesques un brin gores.

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Who would have thought that Switzerland may abound in surrealist painters, born the same year as me, so super young, a tad subversive and certainly talented?
Personally, I did not know Till Rabus, but I am delighted to have crossed his path. Usually, the realism is not exactly my cup of tea, even completely dreamlike and surreal as Dali universe, but there is something that attracts me in this work. Technical mastery for sure, as we must recognize it, and then some subjects, such as those tangles body parts, in this series called Patchwork Hotel, and his morbid yet playful side. Not bad at all.

Welcome to Till’s world where the human is completely eradicated and where the objects, and human limbs reduced to the status of objects, seem to move and act according to their own free will, to provide us with a in-a-Dali-way still lifes a bit gory.

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In Da House : Yung Lenox

(Scroll down for english version)

Bon, je suis un peu à la bourre, mais il y a un petit gars phénomène qui agite le web dernièrement, et qui m’a attrapée je dois dire, avec sa pochette de Minor Threat, c’est Yung Lenox. Petit fan de hip-hop de 7 ans qui redessine à sa sauce les pochettes de disques les plus importantes du mouvement.
Y a pas des milliers de dessins, mais ceux qu’il y a sont (très) bons et donnent envie de suivre son compte instagram. Alors c’est sûr, papa Skip surfe sur la vague de notoriété de son fils et à rattrapé le truc, mais je ne peux qu’applaudir des deux mains l’initiative de faire écouter à son petit loup autre chose que de la variété Disneylandienne déprimante.
Apparemment, le petit Lenox aurait commencé à réclamer de dessiner des rappers vers 5 ans après avoir fait le tour des super-héros Marvelliens classiques.
Alors oui, encore, et je suis à deux doigts de lui acheter un dessin pour la nouvelle chambre d’Edie-Lise !

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Well, it seems that i’m a bit in the hurry on that one, but you should know that there’s a little one buzzing on the net lately, wich has caught me i must say, with his draw of the Minor Threat’s flag album. His name is Yung Lenox, he’s 7 years old and draws major hip-hop album’s cover in its own way.
There’s no plenty of them, but the few shown have inspired me in following his Instagram’s account. So, well, his Daddy Skip is surfing on the crest of his son’s celebrity wave but i must applaud the initiative to listen something different than the usual Disney’s variety.
Apparently Young Lenox has started drawing hip-hop album covers when he ran out of superhero figures to sketch around 5.
I say yes, and i’m about to buy myself one of these for Edie-Lise’s new bedroom !

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Impressive : Ana Teresa Barboza

(scroll down for english)

Dans la même lignée que Jose Ignacio Romussi Murphy, je viens de mettre la main sur les travaux d’Ana Teresa Barboza. Wow.
Bon, née en 81 à Lima (donc Péruvienne), elle est passée par Berlin (of course) puis Stockholm et back to Pérou.
Son travail s’articule en plusieurs mouvements et, si j’aime bien le trait délicat de ses premières réalisations, c’est surtout les dernières qui attirent mon attention, avec l’introduction de photographies rebrodées et l’idée de la peau comme d’un costume. De l’intérieur qui devient l’extérieur.
Ca me plaît beaucoup.

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In the same spirit as Jose Ignacio Romussi Murphy, i’ve just discovered Ana Teresa Barboza’s works. Wow. Impressive.
Ok roughly, she was born in 81 in Lima (then Peruvian), she flew by Berlin (of course) then Stockholm then back to Peru.
Her work is divided in several inspirations, and even if i enjoy the delicacy of her early works, i’m really more into the last ones, with the introduction of embroidered photographs, and the idea of the skin as a suit. Inside becoming oustide.
I really enjoy it.

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Apesanteur : Jeremy Geddes

J’ai découvert récemment les peintures de Jeremy Geddes et j’ai passé un moment suspendu devant, comme ses corps, à détailler chaque centimètre et à me laisser aspirer par leur univers. Ultra réalistes, elles semblent pourtant tirer sur la BD, on ne peut s’empêcher d’y voir la trace d’un Bilal, notamment dans les fissures des murs et dans la manière dont les couleurs et les textures se fondent et s’amalgament.

J’aime particulièrement ces corps flottants et cette façon de traiter la peau. Les oiseaux me mettent aussi mal à l’aise, signe d’un certain talent.

Quelque chose donc entre un chasseur, Bilal, Ron Mueck (toujours en cours à la Fondation Cartier) et le réalisme impressionnant d’Alyssa Monks.

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Mini Rodini Home : le bonheur de la couette

Alors Mini Rodini, c’est une jolie marque suédoise (encore, oui, je sais) aux côtés de laquelle je faisais mes débuts en 2007 lors des salons Kids Fashion (disparu depuis) et Playtime. J’ai souvent lorgné chez eux pour leurs imprimés magnifiques et, je ne sais pas pourquoi il me reste en tête avec cette intensité, un excitant petit perf en cuir orangé.

Depuis la marque connaît une progression fulgurante. Grâce à sa fondatrice Cassandra Rhodin, illustratrice reconnue en Suède et petite fille du fondateur d’un cirque connu là-bas (d’où le nom, Rodini), les graphismes sont toujours aussi bien sentis et le sens de la coupe propre aux scandinaves toujours dans le vent. C’est donc assez naturellement que Mini Rodini s’est dit, « Tiens, et si on collait nos super graphismes sur des draps, des couettes et des oreillers !? »

Et nous voici donc avec toutes les valeurs de la marque (coton bio, développement durable etc… Tout ce qui est particulièrement en vogue dans les pays nordiques et un peu moins chez nous), le tout réuni dans une collection Home dont, absolument partout sur le net (j’ai fouillé), nous n’avons que 3 images révélatrices en attendant le lancement.
Cependant, ça promet, et moi qui cherchais une housse pour la nouvelle couette d’Edie-Lise, je pense que j’ai trouvé mon bonheur.

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Noise – court métrage – Katarzyna Kijek et Jarosław Adamski

Dernièrement, je suis tombée sur un petit bijou de court métrage d’un studio polonais, moitié film – moitié animation, Noise.
Stop-motion, dessin et incrustation virtuelle, je vous laisser apprécier ce petit ballet visuel et poétique, vous m’en direz des nouvelles !

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NOISE par vodmania

Iris Grace et la magie blanche

Il y a moult choses que l’on ne comprend pas, ne perçoit pas, n’explique pas. Certaines au milieu de tout cela ne sont qu’une évidence, un don, de la magie. Pure.
Cette petite fille, Iris, est autiste. Et magicienne. Elle a 3 ans et demi, ne sait pas parler et peint des toiles venues du fond des âges.
Je regrette simplement qu’il puisse y avoir un fond mercantile attaché à une telle beauté.
Effectivement, exposition personnelle en cours à Londres prochainement.
En attendant, cette magique petite fille continue de peindre.
Et son facebook est ici.

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