Impressive : Ana Teresa Barboza

(scroll down for english)

Dans la même lignée que Jose Ignacio Romussi Murphy, je viens de mettre la main sur les travaux d’Ana Teresa Barboza. Wow.
Bon, née en 81 à Lima (donc Péruvienne), elle est passée par Berlin (of course) puis Stockholm et back to Pérou.
Son travail s’articule en plusieurs mouvements et, si j’aime bien le trait délicat de ses premières réalisations, c’est surtout les dernières qui attirent mon attention, avec l’introduction de photographies rebrodées et l’idée de la peau comme d’un costume. De l’intérieur qui devient l’extérieur.
Ca me plaît beaucoup.

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In the same spirit as Jose Ignacio Romussi Murphy, i’ve just discovered Ana Teresa Barboza’s works. Wow. Impressive.
Ok roughly, she was born in 81 in Lima (then Peruvian), she flew by Berlin (of course) then Stockholm then back to Peru.
Her work is divided in several inspirations, and even if i enjoy the delicacy of her early works, i’m really more into the last ones, with the introduction of embroidered photographs, and the idea of the skin as a suit. Inside becoming oustide.
I really enjoy it.

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Kitshissime et trendy : Happy Socks by David LaChapelle

En voilà un qu’on ne présente plus, le roi du kitsh-over-realistic-with-social-message-photography, j’ai nommé David LaChapelle. Perso, j’ai découvert la bête à la fin des années 90, déjà plus de 15 ans après ses débuts. Il est brillant, drôle et prolifique. J’ai notamment le souvenir d’une de ses expositions en 2009, à la Monnaie de Paris, qui fait partie d’une de celles qui me restent vraiment gravées dans la tête. Des grands formats baroques et percutants, plein de petits détails et toujours un message fort.
Bref.
Ca faisait longtemps que je n’avais pas entendu parler de lui et, voilà-t-y pas que je tombe sur cette nouvelle campagne de la marque de chaussettes unisexes Happy Socks. Et alors c’est une grande idée qu’a eu là cette jeune marque suédoise parce que bon, hein, les chaussettes… comment dire… pas facile à vendre. Et là, bon… comment dire… elles sont mises en valeur !

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Fruits de saison : Sara Hillenberger

Sara Hillenberger a juste un an de moins que moi, mais elle semble avoir déjà teeeeeellement fait. Elle est pile poil dans la mouvance artistique que j’adore, berlinoise, conceptuelle, graphique, évidente, punchy et je suis fan de ses images. Notamment de sa dernière série avec les fruits. 
J’ai moi aussi travaillé les fruits et légumes lors de mes études à Duperré en 1998 mais d’une manière beaucoup plus trash. Il m’en reste un goût pour ce support, périssable et évolutif, qui correspond bien à la notion d’art tel que je l’entends. Je me rapproche plus en intention du travail de Michel Blazy, un peu dark, mais Sara est comme le versant lumineux et coloré de cette nourriture spirituelle.
Voici quelques images de Sarah, pour son récent travail sur les « fruits étranges« . Vous pouvez acheter les images en version poster ici :

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Fashion moi ? : Jose Ignacio Romussi Murphy

Bon alors Berlin, c’est toujours aussi stimulant.
Je sais, je sais, ça fait longtemps qu’il bosse Jose Ignacio Romussi Murphy, il m’a pas attendue, mais moi je le découvre (en fait, je l’avais déjà croisé avec ses ballerines rebrodées mais ça m’avait moins interpellée) et je trouve son travail drôlement excitant/original. La broderie est rarement un vecteur utilisé dans l’art et je trouve qu’on y retrouve bien, particulièrement avec les couleurs qu’il utilise, ses origines chiliennes. Et c’est plutôt riche, pour un artiste, de se référer à ses origines. Enfin, c’est mon avis.
Les ballerines, graphiquement, c’était pas mal, mais là j’aime beaucoup le fait qu’il se soit attaqué aux photos de mode. Je trouve que ça donne une dimension supplémentaire à son propos, vraiment bien trouvée, de l’ordre d’embellir la beauté tout en devant encore intervenir. Comme si toutes ces photos retouchées, censément au top de leur éclat, ne l’étaient pas encore suffisamment et qu’il faille une intervention supplémentaire en 3D pour les parfaire. Ainsi qu’une vision consumériste de la femme ramenée à ses origines et à l’artisanat, historiquement féminin. J’aime le fait qu’il brode aussi les noms des marques dans les légendes. Je trouve ça presque plus intéressant que le reste.
Bref, ça me parle quoi.

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Un petit peu d’art ne fait jamais de mal

En tant qu’ancienne d’Olivier de Serres ET de Duperré, je ne pouvais pas louper cette vente aux enchères au profit des Jeunes Créateurs (Dieu (oui, encore lui), comme je déteste ce terme) divers et variés de nos chères écoles d’art appliqué parisiennes que sont Boule (l’ameublement), Estienne (l’édition), Olivier de Serres (le graphisme) et Duperré (la mode).

35 oeuvres, plutôt des objets mais aussi des photographies, seront mises en vente au profit du nouvel incubateur Ateliers Paris Design. Tout cela aura lieu dans les salons de l’Hôtel de Ville le jeudi 10 octobre à 19h. Pour y avoir été invitée plusieurs fois, je peux vous dire que rien que le déplacement vaut le coup. C’est tellement rococo, doré, grandiose… Pour ma part, je voulais y aller mais j’ai un petit chat de 19 mois à la maison que je dois garder. Alors je laisse ma place et, vite, vite, vite, vous avez jusqu’à ce soir pour vous inscrire :
encheres.design@paris.fr ou par téléphone au 01 42 76 60 86

Le catalogue complet ici

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Apesanteur : Jeremy Geddes

J’ai découvert récemment les peintures de Jeremy Geddes et j’ai passé un moment suspendu devant, comme ses corps, à détailler chaque centimètre et à me laisser aspirer par leur univers. Ultra réalistes, elles semblent pourtant tirer sur la BD, on ne peut s’empêcher d’y voir la trace d’un Bilal, notamment dans les fissures des murs et dans la manière dont les couleurs et les textures se fondent et s’amalgament.

J’aime particulièrement ces corps flottants et cette façon de traiter la peau. Les oiseaux me mettent aussi mal à l’aise, signe d’un certain talent.

Quelque chose donc entre un chasseur, Bilal, Ron Mueck (toujours en cours à la Fondation Cartier) et le réalisme impressionnant d’Alyssa Monks.

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Noise – court métrage – Katarzyna Kijek et Jarosław Adamski

Dernièrement, je suis tombée sur un petit bijou de court métrage d’un studio polonais, moitié film – moitié animation, Noise.
Stop-motion, dessin et incrustation virtuelle, je vous laisser apprécier ce petit ballet visuel et poétique, vous m’en direz des nouvelles !

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NOISE par vodmania

L’infiniment petit

Je suis une grande fan de Slinkachu, que je suis depuis des années. Il a commencé ses installations et photographies de rue en 2006, et je l’ai découvert en 2007. Depuis, je suis ses tribulations poétiques de loin bien que consciencieusement, et je ne dois pas être la seule car j’ai vu passer, il y a quelques semaines, des photos assez étrangement inspirées de l’artiste.
En effet, le nail art est partout en ce moment, et je me suis arrêtée sur ces images d’Alice Bartlett qui se trouvent à la croisée des chemins entre ce mouvement et l’univers de l’infiniment petit de Slinkachu.
La nana ne paye pas de mine, son FlickR est tout ce qu’il y a de plus banal, mais cette petite série, diffusée sur Pinterest, est vraiment bien inspirée.

Ca donne envie de retourner voir du côté du nail-art… J’y vais de ce pas !

SLINKACHU :

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La série photo d’Alice Bartlett :

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Le roi du Papercut : Joe Bagley

En trainant sur Pinterest, j’ai récemment découvert un artiste américain qui m’a légèrement bluffée. Ce n’est pas que le truc soit impossible mais quelle patience… Je ne peux même pas l’imaginer. Je suis assez manuelle mais là, je vois déjà la pointe du scalpel qui s’enfonce dans la planche de découpe, le papier qui s’arrache ou encore ne se coupe pas correctement dans les angles… Bref, de quoi devenir chèvre.

Joe travaille, lui aussi, en noir et blanc et je suis toujours sensible à cet univers graphique. Sa force, c’est finalement qu’il fait tout de tête, sans patrons ni modèles. Le résultat est si franc et contrasté que l’on pourrait aisément croire à de la photographie.
Je ne sais pas si l’homme est toujours en activité car son Facebook n’est pas très dynamique, mais vous pouvez acheter quelques (jolies) pièces sur Etsy.

Son univers et son blog.
Regardez bien la vidéo à la fin de ce post, c’est bluffant, il découpe directement sans aucun coup de crayon préalable et les proportions et détails sont parfaits…

Dans la même lignée du mouvement « papercut », je vous invite à découvrir aussi le travail de l’artiste hollandaise Ingrid Siliakus.

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Frieke Janssens – The Smocking Kids

Vous avez sûrement vue passer cette vidéo insoutenable d’un bébé indonésien de 2 ans (mon dieu, à peine plus vieux qu’Edie-Lise) qui fume 40 clopes par jour ? 20 millions de vues.

J’ai ainsi découvert le travail d’une (jeune) photographe belge dont l’univers m’a plu immédiatement; Frieke Janssens. Elle a notamment mis en scène des enfants la cigarette au bec, comme notre indonési-addict, avec quand même la délicatesse (oui, délicatesse) de leur fabriquer de fausses cigarettes avec du fromage. (Et c’est là que l’expo aurait pu devenir drôlement intéressante. Car j’avoue une certaine curiosité pour avoir quelques tips me permettant de fabriquer des cigarettes en fromage. Surtout aussi ressemblantes. Enfin bref).
Lorsqu’on a été aussi grosse fumeuse que moi (j’ai fêté mes 9 ans d’arrêt en février. Oui, merci), on ne peut que retrouver quelques gestes et attitudes qui nous parlent et être choqué de les voir ainsi adoptés par des enfants. Mais comment a-t-elle fait pour qu’ils aient l’air de vieux routiers de la clope ??!! (réponse dans la vidéo à la fin de ce post)
Evidemment c’est l’effet recherché, l’artiste souhaitant nous focaliser plus sur l’acte de fumer que sur l’acteur. En ce qui me concerne, ça fonctionne (ou pas), car je ne peux que rester scotchée un long moment sur les visages de ces enfants, et j’ai toutes les peines du monde à corréler la cigarette, leurs attitudes et leurs âges.

Je vous invite à visiter son site et à découvrir ses autres travaux, car l’univers de la demoiselle est vraiment riche et talentueux (cf les projets Your Last Shot ou The Intoxicated). Pour son Facebook, c’est ici.

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